En bref
- Les notices publient une exigence d'octane de 90 à 91 RON (Kohler, Honda, Briggs & Stratton, Husqvarna, STIHL). La pompe française délivre 95 ou 98 RON : l'exigence est dépassée dans tous les cas.
- Le SP98 n'apporte donc rien, et STIHL va plus loin : sa page carburants le déclare « non recommandé » pour ses moteurs et lui donne une durée de conservation de 15 jours, contre 2 mois au SP95.
- La vraie variable est l'éthanol : 10 % au maximum dans le SP95-E10, 5 % dans le SP95 et le SP98. Tous les constructeurs consultés admettent 10 % et refusent l'E15 et l'E85.
- Ce qui abîme un petit moteur arrive avant la séparation de phase : l'essence s'évente. Les constructeurs consultés donnent 30 jours de durée de vie utile en bidon, et le NREL mesure une perte de masse de 30 à 70 % en un mois de stockage chaud et humide.
Un moteur de tondeuse exige 90 ou 91 RON selon les notices de Honda, Kohler, Briggs & Stratton, Husqvarna et STIHL, et la pompe française délivre 95 ou 98 : l’indice d’octane n’est donc jamais le problème, et le SP98 n’apporte rien qu’un moteur de tondeuse puisse utiliser.
Les deux variables qui comptent réellement sont ailleurs : la teneur en éthanol et l’âge du carburant. Cette page donne les chiffres publiés par les constructeurs, puis le mécanisme qui explique pourquoi un carburateur qui dort neuf mois par an tombe en panne.
Ce que les constructeurs exigent, ce que la pompe délivre
Toutes les valeurs ci-dessous sont extraites de notices ou de pages de support publiées par les fabricants eux-mêmes. Rien n’a été essayé ici.
| Motoriste | Octane minimal publié | Éthanol admis | Durée de stockage recommandée |
|---|---|---|---|
| Honda (GCV170/200) | 86 pompe, soit 91 RON | 10 % maximum | dégradation dès 15 à 30 jours ; jamais plus de 3 mois dans le réservoir |
| Kohler (SV, XT) | 87 (R+M)/2, soit 90 RON | 10 % maximum ; E15, E20, E85 refusés | « pas d’essence de plus de 30 jours » |
| Briggs & Stratton (US) | 87 AKI, soit 91 RON | 10 % maximum ; E15 et E85 refusés | 30 jours |
| Husqvarna | 90 minimum | 10 % maximum ; E15 et E85 refusés | non publié |
| STIHL (notice FS 90) | 90 RON | 10 % ; E85 incompatible | mélange à l’E10 : 1 mois |
| Kawasaki | 87 AKI | 10 % ; E15 et E85 refusés | stabilisateur au-delà de 2 semaines |
Deux indices d’octane coexistent et c’est la source de la confusion : la pompe européenne affiche le RON, la pompe nord-américaine affiche l’AKI, moyenne du RON et du MON. C’est pour cela qu’une notice américaine parle de 87 quand l’équivalent européen est 90 ou 91 — ce sont les équivalences que les constructeurs publient eux-mêmes, et non une conversion approximative.
Conclusion arithmétique : le SP95, à 95 RON, dépasse déjà de quatre à cinq points l’exigence la plus élevée du tableau.
Pourquoi l’octane ne sert à rien au-delà du besoin du moteur
Un indice d’octane mesure la résistance à l’auto-allumage — le cliquetis, cette détonation prématurée du mélange air-essence sous l’effet de la pression. Il ne mesure pas l’énergie contenue dans le carburant. Chevron l’écrit dans sa revue technique : des essences de qualités différentes peuvent avoir de petites différences de pouvoir calorifique, mais elles fournissent une puissance comparable dans un moteur donné dès lors que leur tenue au cliquetis satisfait l’exigence de ce moteur.
Or la tendance au cliquetis dépend du taux de compression. L’Energy Information Administration le formule ainsi : quand le taux de compression augmente, la pression et la température de pointe augmentent, et donc la tendance de l’essence à s’auto-allumer aussi — c’est pourquoi les moteurs à fort taux de compression peuvent exiger un indice d’octane plus élevé.
8,5:1
le taux de compression publié par Honda pour le GCV160, moteur vertical de tondeuse, et par Kohler pour son XT-7. À comparer au 13,0:1 annoncé par Mazda pour son moteur automobile SKYACTIV-G essence. Un monocylindre de tondeuse comprime une fois et demie moins qu'un moteur de voiture récent : il n'a mécaniquement pas besoin d'un carburant plus résistant au cliquetis.
Deux mesures indépendantes le confirment côté automobile. La Federal Trade Commission écrit en 2003 qu’employer une essence d’indice plus élevé que celui recommandé n’apporte, dans la plupart des cas, absolument aucun bénéfice ; l’automobile club américain, après un protocole d’essais publié en 2016, ne relève aucune différence constante de puissance, de consommation ni d’émissions.
Et pour un petit moteur, la phrase la plus directe vient d’un motoriste : Kawasaki écrit que le carburant premium, avec ou sans éthanol, n’améliore ni les performances ni le rendement.
Le cas STIHL : un fabricant qui déconseille le 98
C’est le point que personne ne dit et qui renverse l’idée reçue. Sur sa page consacrée aux carburants de ses machines, STIHL n’écrit pas seulement que le 98 est inutile : il écrit que le SP98 n’est pas recommandé pour les moteurs STIHL et VIKING, ses caractéristiques chimiques différant de celles du SP95.
Le même document publie un tableau de durées de conservation qui va dans le même sens :
| Carburant | Durée de conservation publiée par STIHL |
|---|---|
| Carburant prémélangé de la marque | 5 ans maximum |
| SP95 + 2 % d’huile | 2 mois maximum |
| SP95-E10 + 2 % d’huile | 1 mois maximum |
| SP98 | 15 jours maximum |
| Superéthanol E85 | incompatible |
Ces valeurs concernent les moteurs de ce fabricant et son huile, et ne se transposent pas telles quelles à une autre marque. Elles suffisent cependant à établir un fait simple : il existe au moins un constructeur pour qui le 98 est le pire des trois carburants de la pompe, et aucun pour qui il serait le meilleur.
L’éthanol : la seule variable qui compte
Le plafond est réglementaire et il est simple. L’arrêté du 26 janvier 2009 fixe la teneur maximale en éthanol du SP95-E10 à 10,0 % en volume. L’arrêté du 23 décembre 1999, qui couvre le supercarburant sans plomb sans distinguer les indices, la fixe à 5,0 % — cette limite s’applique donc aussi bien au SP95 qu’au SP98. Il n’existe pas de catégorie SP98-E10 en France : la liste douanière des carburants autorisés ne mentionne l’E10 que pour le SP95.
Tous les constructeurs du tableau admettent 10 %. Aucun n’admet l’E15 ni l’E85, et plusieurs précisent que leur garantie ne couvre pas les dommages qui en résulteraient. Aux États-Unis, le ministère de l’Énergie range explicitement les tondeuses à essence parmi les matériels pour lesquels l’E10 reste la limite.
Le problème de l’éthanol n’est donc pas la compatibilité, c’est le comportement en stockage. Honda l’écrit dans la version française de sa notice : l’éthanol est hygroscopique, c’est-à-dire qu’il attire et retient l’eau présente dans le circuit. STIHL décrit la suite : l’humidité de l’air se combine à l’éthanol, qui se dissocie du reste du carburant et se dépose au fond du bidon, et un mélange dissocié n’est plus utilisable même agité vigoureusement.
Le délai réel de séparation de phase, et ce qu'il vaut
Une seule étude expérimentale la chiffre sur des réservoirs de tondeuse réels : le National Renewable Energy Laboratory, en 2016, en chambre climatique cyclant entre 21 °C à 100 % d'humidité et 38 °C à 60 %, pendant trois mois. La séparation de phase n'a été observée qu'au bout de douze semaines, et sur un seul des deux réservoirs testés. Deux réserves à connaître : les conditions simulées sont celles d'un été de Houston, et l'étude a été commandée et est hébergée par l'organisation professionnelle américaine de l'éthanol. Aucun constructeur, de son côté, ne justifie son chiffre de trente jours par une mesure publiée.
Ce qui abîme réellement un petit moteur
Le même travail du NREL contient le résultat le plus utile, et il déplace le coupable. L’essence s’évente bien avant de démixer. En un mois de stockage chaud et humide, les fractions les plus volatiles s’évaporent, avec une perte de masse mesurée de 30 à 70 % selon les réservoirs. La pression de vapeur tombe alors sous le seuil où le carburant reste apte à l’usage — au bout de huit semaines dans l’essai, soit quatre semaines avant la séparation de phase du même E10.
Autrement dit : la panne de printemps n’est presque jamais un problème d’eau, c’est un problème de carburant mort. Briggs & Stratton décrit le résultat en termes concrets — dépôts acides et gommeux dans le circuit et le carburateur. Honda précise pourquoi le carburateur souffre le premier : son faible volume et la chaleur du moteur l’exposent davantage que le réservoir.
Sur les matériaux, les deux rapports d’Oak Ridge National Laboratory obligent à nuancer une croyance répandue. Sur les métaux, l’ORNL observe très peu de corrosion : acier doux, aluminium, nickel et acier inoxydable sont décrits comme pratiquement immunes dans les conditions testées, le laiton présentant le taux le plus élevé du lot à environ 30 micromètres par an, ce que le rapport qualifie encore de faible. Et la charnière du raisonnement : les matériaux métalliques ne montrent une corrosion négligeable que si la séparation de phase n’a pas eu lieu — une phase aqueuse, en revanche, ouvre la porte à une corrosion agressive.
Sur les élastomères, le constat est inverse et sévère. Sur les caoutchoucs nitrile, famille la plus répandue dans les circuits carburant, l’ORNL mesure un gonflement de plus de 30 %, puis, au séchage, un durcissement de 5 à 16 points — signe que les plastifiants ont été extraits. Cette fragilisation s’observe par la seule phase vapeur, donc dans un réservoir à moitié vide. Et fait contre-intuitif : le maximum d’agressivité est atteint entre E10 et E17, pas à E25.
Une réserve de périmètre s’impose : ces essais portent sur des matériaux d’infrastructure de distribution — joints de raccords, mastics, pièces de pompe — et non sur des pièces de carburateur de tondeuse. Le mécanisme est le même, mais aucune étude publique ne mesure le gonflement d’un joint de cuve de tondeuse.
Deux temps ou quatre temps : la question mal posée
Briggs & Stratton donne le critère visuel : un seul orifice de remplissage pour l’huile et l’essence désigne un deux temps, deux orifices distincts désignent un quatre temps. Le même fabricant précise que la grande majorité des petits moteurs qu’il produit sont des quatre temps, et la liste de ses séries deux temps ne contient aucune tondeuse.
Ce critère a toutefois une exception connue, et elle est instructive : le moteur STIHL 4-MIX est un quatre temps qui fonctionne au mélange, sans pompe à huile, sans filtre à huile et sans carter. La règle des orifices le classerait à tort. La vraie question à se poser n’est donc pas « deux temps ou quatre temps » mais « essence pure ou mélange », et seule la notice de la machine y répond.
Où trouver quoi, et à quel prix
Le comptage du 23 août 2026 sur le fichier quotidien des prix à la pompe du ministère de l’Économie, qui couvre 9 851 points de vente déclarants, donne la disponibilité réelle :
| Carburant | Stations qui le distribuent | Part | Prix moyen national au 14 août 2026 |
|---|---|---|---|
| SP95-E10 | 7 403 | 75,1 % | 1,9973 €/l |
| SP98 | 7 256 | 73,7 % | 2,0632 €/l |
| SP95 (E5) | 3 042 | 30,9 % | 2,0383 €/l |
Les prix viennent du bulletin hebdomadaire de la Direction générale de l’énergie et du climat, relevé du vendredi 14 août 2026 ; ce sont des moyennes nationales pondérées, pas des tarifs. Deux lectures utiles : le SP95 sans éthanol ne se trouve plus que dans une station sur trois, et il coûte 4,1 centimes de plus par litre que l’E10 tout en étant admis par les mêmes moteurs.
Enfin, un carburant prémélangé de marque, sans éthanol, se vendait 32,56 à 32,60 € le bidon de 5 litres le 23 août 2026 chez deux distributeurs français, soit environ 6,51 € le litre — un rapport d’environ 3,3 par rapport à l’E10 à la pompe. Ce sont des prix constatés en ligne à cette date, pas un relevé statistique, et le calcul du rapport est le nôtre.
Pour le reste de la machine : ce que chaque outil sert vraiment est dans le dossier les outils du gazon, le choix de la machine dans quelle tondeuse pour quelle surface, et si la vôtre refuse de partir au printemps, l’ordre de vérification est dans une tondeuse qui ne démarre pas.
Questions fréquentes
Quelle essence pour ma tondeuse, 95 ou 98 ?
Le 95, et sans hésiter. Les notices des motoristes exigent 90 ou 91 RON au minimum, valeur que le SP95 dépasse déjà. STIHL déclare même sur sa page carburants que le SP98 n'est pas recommandé pour ses moteurs, et lui attribue une durée de conservation de quinze jours contre deux mois au SP95. Le 98 coûte plus cher pour une caractéristique dont un moteur de tondeuse n'a aucun usage.
Est-ce que je peux mettre du sans plomb 95 E10 dans ma tondeuse ?
Oui. Tous les constructeurs que nous avons consultés admettent une essence contenant jusqu'à 10 % d'éthanol en volume, ce qui est exactement le plafond réglementaire du SP95-E10. STIHL écrit que le SP95-E10 convient à tous ses moteurs ainsi qu'aux moteurs Briggs & Stratton, Kawasaki et Kohler de ses machines. La contrainte n'est pas la compatibilité, c'est la durée : STIHL recommande de ne pas conserver un mélange préparé à l'E10 plus d'un mois.
Est-ce que je peux mettre du SP98 dans ma tondeuse au lieu du SP95 ?
Rien ne l'interdit, mais rien ne le justifie non plus, et un constructeur le déconseille explicitement pour ses moteurs. Un indice d'octane mesure la résistance à l'auto-allumage, pas l'énergie contenue : au-delà de ce que le moteur exige, il n'apporte ni puissance ni rendement. Kawasaki l'écrit dans sa foire aux questions : le carburant premium n'améliore ni les performances ni la consommation.
Comment savoir si ma tondeuse est 2 temps ou 4 temps ?
Briggs & Stratton donne le critère : un seul orifice de remplissage pour l'huile et l'essence signifie un moteur deux temps, deux orifices distincts signifient un quatre temps. Attention toutefois, ce critère a une exception connue : le moteur STIHL 4-MIX est un quatre temps qui fonctionne au mélange et n'a ni carter d'huile ni jauge. En cas de doute, seule la notice tranche.
Combien de temps peut-on garder de l'essence dans un bidon ?
Les constructeurs consultés convergent sur trente jours. Briggs & Stratton écrit que l'essence commence à se dégrader « en trente jours à peine » et recommande de n'acheter que la quantité utilisable dans ce délai ; Kohler prescrit de ne pas employer d'essence de plus de trente jours ; Honda parle d'une dégradation possible dès quinze jours selon la région. STIHL descend à un mois pour un mélange préparé au SP95-E10, et à quinze jours pour le SP98.
Faut-il un stabilisateur de carburant ?
C'est le seul moyen documenté d'allonger la durée de vie d'un carburant en bidon, et Briggs & Stratton le qualifie d'indispensable pour un circuit qui ne sert pas quotidiennement. Les durées annoncées varient toutefois d'une page à l'autre chez le même fabricant, de vingt-quatre mois à trois ans : à prendre comme un ordre de grandeur. Honda ajoute un rappel utile — un stabilisateur ne rétablit jamais un carburant déjà éventé.
Sources et méthode
- Teneurs en éthanol : arrêté du 26 janvier 2009 relatif aux caractéristiques du supercarburant sans plomb 95-E10, annexe I (maximum 10,0 % V/V) et arrêté du 23 décembre 1999 relatif aux caractéristiques du supercarburant sans plomb, annexe I (maximum 5,0 % V/V), consultés sur Légifrance le 23 août 2026.
- Exigences d'octane, teneurs admises et durées de stockage : notices et pages de support publiées par les constructeurs — Honda (notice GCV170/GCV200, réf. 00X37Z9V0002, et page « Fuel Recommendations »), Kohler (Owner's Manual SV471-SV601 réf. 20 590 15 et XT réf. 14 690 01 Rev. G), Briggs & Stratton (FAQ « Fuel recommendations », versions US et UK), Husqvarna (page de support « Gasoline recommendations »), Kawasaki (FAQ Kawasaki Engines USA), STIHL (page « Les carburants pour les produits STIHL et VIKING » et notice FS 90). Consultées le 23 août 2026. Ce sont des prescriptions de fabricants, citées comme telles : aucun produit n'a été essayé pour cet article.
- Taux de compression : fiches moteur publiées par Honda (GCV160, GXV160) et Kohler (Owner's Manual XT-6/XT-7/XTR-7, Owner's Manual 24 590 02) ; comparaison automobile : communiqué Mazda du 15 décembre 2016 sur le SKYACTIV-G. Lien entre taux de compression et exigence d'octane : U.S. Energy Information Administration, « Analysis of Gasoline Octane Costs », 18 octobre 2018, p. 11.
- Inutilité du carburant à haut indice d'octane sur un moteur qui n'en a pas besoin : Federal Trade Commission, « The Low-Down on High Octane Gasoline », octobre 2003 ; AAA, « Premium Fuel Research », 2016 ; et Kawasaki Engines (FAQ). Distinction entre indice d'octane et contenu énergétique : Chevron, « Motor Gasolines Technical Review ».
- Vieillissement et séparation de phase : R. L. McCormick, National Renewable Energy Laboratory, « Water Uptake of Ethanol-Gasoline Blends in Humid Environments », septembre 2016. Étude à signaler pour ce qu'elle est : le laboratoire et l'auteur sont publics, mais elle a été commandée et est hébergée par la Renewable Fuels Association, l'organisation professionnelle américaine de l'éthanol. Comportement des élastomères et des métaux : M. D. Kass et al., Oak Ridge National Laboratory, ORNL/TM-2010/326, mars 2011, et ORNL/TM-2012/182, juillet 2012 — études portant sur des matériaux d'infrastructure de distribution, non sur des pièces de carburateur de tondeuse.
- Répartition des carburants en station : comptage effectué le 23 août 2026 sur le jeu de données « Prix des carburants en France — flux quotidien » du ministère de l'Économie et des Finances (Licence Ouverte 2.0), 9 851 points de vente déclarants. Prix moyens nationaux : bulletin hebdomadaire « Cours, prix et marges des produits pétroliers » de la Direction générale de l'énergie et du climat, relevé du vendredi 14 août 2026.